Leyli et Majnûn

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LEYL

"Nous sommes humains si nous savons aimer."

LE TEXTE 

L’histoire d’un amour perdu dans le désert du monde

Dans le désert d’Arabie, un poète nommé Qeys aime Leyli passionnément. Envoûté par la beauté de celle-ci, il chante son amour à la face du monde. Perçue comme un déshonneur par le père de Leyli, cette déclaration publique interdit tout espoir de mariage. Privé de son aimée, Qeys sombre dans la folie et devient majnûn, « le fou » en persan. Un surnom revendiqué, un destin.

Son amour pour Leyli change Majnûn à tout jamais. Il quitte sa famille, se réfugie dans le désert, renonce aux nourritures terrestres pour vivre à travers la poésie son unique passion. Peu à peu, la beauté de Leyli devient, pour Majnûn, la manifestation de la beauté divine. L’invisible devient visible, l’absence setransforme en présence. L’amour l’habite pour l’éternité.

Comme Majnûn, le lecteur traverse les ténèbres de la solitude, s’arrache au monde, combat ses démons intérieurs, brûle de désir, trouve du réconfort dans la poésie.

Ce mythe est resté célèbre dans toute la culture d’Orient et jusqu’en Europe où Aragon, fou d’Elsa, aimera lui aussi « à perdre la raison ».

La force de l’amour

La poésie de Jâmi est douce parce qu’« elle a pour vocation, nous éclaire Leili Anvar dans sa préface, de se mêler au souffle de la vie, murmurant à l’oreille de l’âme une mélodie à nulle autre pareille. C’est aussi pourquoi l’on ne peut parler d’amour qu’en termes poétiques et que le chant le plus suave est celui del’Amour. » Mais pourquoi se délecte-t-on tant d’histoires tragiques d’amour impossible ? Quel réconfort trouve-t-on à lire le désespoir, la trahison et les coeurs déchirés par l’absence ? Sans doute que derrière toute impossibilité se cache un espoir, un sens, une obstination qui libère et transforme.Qeys – devenu Majnûn – a tout pour plaire. La richesse, la beauté, la parole. Et pourtant, il se bat tout au long de sa courte vie pour ressentir intensément son désir, et ainsi se sentir vivant malgré le manque et l’interdiction. Quand son père s’étonne du choix amoureux de son fils, parce qu’à ses yeux Leyli n’est pas laplus belle de toutes les fleurs du jardin de la vie, ce dernier répond que Leyli est la seule qui puisse le faire exister. Sa bataille devient celle du lecteur qui, lui aussi, veut croire en ses rêves. Ne vivant plus qu’à travers la poésie Majnûn prend conscience du pouvoir de l’amour qui l’habitera pour l’éternité. Pris dans ce tourbillon, il vibre aux souvenirs de la première rencontre, des entrevues, à la joie des retrouvailles et se nourrit d’espoir. Avec Majnûn, Jâmi nous invite à nous dépasser par amour. Desténèbres du désespoir à la lumière, cherchons avec lui le bonheur absolu.

L'histoire

LA RENCONTRE

« C’est ainsi que Leyli parut aux yeux de Qeys ; c’est ainsi qu’il perdit son cœur en cet amour. », Chapitre 10

LA FOLIE

« Quand Qeys vit que Leyli l’avait ainsi élu, entendit son serment d’être toujours à lui, son désir redoubla, l’emporta tout entier ; sa raison chavira. Et ce fut la folie. Soudain derrière le voile, son destin apparut et son destin était de devenir Majnûn. » Chapitre 15

LE CRIME D’HONNEUR : LA POÉSIE D’AMOUR

« Leyli est la lumière qui jaillit dans les yeux. Elle est la paix du cœur au temps de la folie. Leyli est cette lampe allumée dans la nuit […] De défaire mon serment, jamais au grand jamais Je ne renoncerai à être son amant ! » Chapitre 21

UN PÈRE AU CŒUR DE PIERRE

« Mais le père de Leyli n’avait en fait de cœur qu’une pierre en sa poitrine. […] C’est pourquoi il n’avait de cesse de séparer les deux amants unis dans la même tendresse, épuisant leur patience et les plongeant tous deux dans une détresse immense. » Chapitre 27

L’ESPOIR ANÉANTI

« Dans son désespoir, Majnûn se frappait la tête à l’instar d’un platane. Et chacun le plaignait, les yeux baignés de larmes tandis que lui jetait de la terre sur son front. Chacun en le voyant, avait le cœur brisé tandis qu’il lacérait sa poitrine oppressée. » Chapitre 28

LE REFUGE

« Alors, il se coupa du monde des humains, si inhumain et tourna son regard vers les bêtes sauvages. Comme il avait lavé son cœur de toute idée du mal et de toute rancœur, aucun des animaux ne lui voulait du mal. Avec lui, ils allaient, paisibles, comme domptés, partageant avec lui un cercle d’intimité. » Chapitre 39

LES FURTIVES RETROUVAILLES DANS LE DÉSERT

« Et ils se dirent entre eux leurs plus anciens secrets. Et ils percèrent ensemble les perles du dicible. » Chapitre 49

LA MORT DE MAJNÛN

« Au creux d’un lit de terre Majnûn semblait dormir dans cette douce étreinte. Et dormait, en effet, du sommeil de la mort. Il avait rendu l’âme à force de brûler dans la séparation. » Chapitre 51

LE DÉSESPOIR DE LEYLI

« Leyli ayant appris que Majnûn était mort, Elle resta gisante, dans ses larmes de sang et marquée en plein cœur du fer brûlant du deuil, semblable à la tulipe.[…] Cette lune brillante perdit tout son éclat et rose à peine éclose, son être se flétrit. »

LE JARDIN DES ÂMES AMOUREUSES

« Ils déposèrent le corps de Leyli dans l’écrin de la terre, comme on pose une perle. Ainsi, les deux amants, comme deux purs joyaux pouvaient dormir ensemble dans le lit du tombeau. Et cet espace clos qui accueillait leurs corps d’amants morts pour l’Amour devint pour tous les temps jardin où se recueillent les âmes amoureuses de tous les horizons. » Chapitre 55

 

Une œuvre millénaire aux diverses interprétations

En littérature arabe, l’histoire de Leyli et Majnûn existe par bribes éparses, anecdotes plus ou moins légendaires transmises par la tradition orale. Elle est fixée au xe siècle par un auteur arabe, Abûl-Faraj al-Isfahânî, dans son Livre des chants, et reprise ensuite par de nombreux poètes persans et indien, bien avant Jâmi (1414-1492). Majnûn devient au fil des siècles et dans l’imaginaire de nombreux auteurs l’archétype de l’amant pur, passant du désespoir à la transcendance.

Au XIIe siècle, le poète Nezâmi (1141-1209) raconte pour la première fois en persan la légende de Leyli et Majnûn. Il s’éloigne du mythe initial et invente une enfance aux deux protagonistes, notamment avec un épisode célèbre par sa fortune iconographique : la rencontre à l’école. Sous sa plume, Leyli devient un personnage à part entière et prend de l’ampleur. Amoureuse elle aussi, elle défie son père, prend la parole, écrit des poèmes, résiste comme elle peut aux interdits et aux obligations qu’on lui impose.

Amir Khosrow Dehlavi (1253-1325), surnommé le « perroquet de l’Inde », s’inscrit lui aussi dans cet héritage arabe et propose à son tour une transposition persane de la légende, qu’il colore d’éléments tirés de la culture indienne. Jâmi suit les traces de ces grands maîtres et propose en 1484 une interprétation, toujours en persan, mais plus proche de la version arabe du Xe siècle. Leili Anvar l’explique dans sa préface : « Fort de sa profonde connaissance des sources arabes, animé d’un incontestable génie narratif, Jâmi reconstitue en langue persane à la fois l’univers de la lyrique arabe et une poétique du désert. Il met l’accent sur l’errance de Majnûn, nous restitue la dynamique de l’univers nomade, le mouvement perpétuel des campements qui impose d’incessants voyages et provoque des ruptures tragiques. »

Chez Jâmi, la réécriture poétique du mythe de Leyli et Majnûn prend des accents mystiques. « Les aventures de Majnûn illustrent à ses yeux le parcours de l’âme perdue dans le désert du monde à la recherche de la théophanie, et la figure de Leyli témoigne de ce que la beauté de Dieu peut – doit ? – se contempler dans une forme humaine. Il conçoit la forme narrative comme un réceptacle idéal où se déploie sa conception de l’amour intimement mêlée à sa vision de la beauté comme chemin d’accès à la vérité. […] Sous la plume de Jâmi, les paysages deviennent des entités poétiques vivantes de même que les personnages, les animaux sauvages ou domestiques, les plantes, les astres, les montagnes, jusqu’à la Ka‘ba elle-même, se transmuent en métaphores de l’âme et de ses états. Les épisodes qu’il invente ou développe tirent leur force et leur profondeur de cette façon si singulière qu’il a d’habiter poétiquement le monde et de transformer la poésie en expérience vécue », souligne Leili Anvar dans sa préface. Ainsi, avec Jâmi, Majnûn nous conduit sur les chemins de l’amour et de la vie.

 

L'AUTEUR

Né à Djam, dans l’actuel Afghanistan, en 1414, Jâmi est l’un des plus importants poètes de langue persane. Ce savant, théologien, mystique, vécut une longue vie qui couvre presque tout le XVe siècle. Il est l’auteur de 87 œuvres littéraires, tant d’érudition mystique que s’inscrivant dans une veine populaire inspirée de Rûmi, Nezâmi et Hâfez. Il a été actif aussi bien spirituellement que socialement et toute sa vie a été orientée vers la quête de la Vérité. Il se met au service de l’émir timouride Husayn Bayqara, qui réunit autour de lui de nombreux poètes et miniaturistes. C’est en 1484 qu’il compose son texte le plus célèbre, son interprétation de l’histoire de Leyli et Majnûn.

Jâmi, philosophe accompli, est le dernier grand mystique de la littérature persane. Il laisse derrière lui de nombreuses œuvres en persan et en arabe, parmi lesquelles des écrits théoriques sur le soufisme, courant ésotérique qui invite l’homme à mettre l’amour divin au centre de sa vie, à se rapprocher de Dieu par le dialogue intérieur et la connaissance de soi. Il meurt en 1492, quelques années après avoir écrit Leyli et Majnûn. Sa renommée reste aujourd’hui intacte dans tout le Moyen-Orient et en Asie centrale.

En fin de volume, une chronologie retrace les moments clés de la vie de cet auteur essentiel de la littérature persane, comme cette rencontre survenue en 1435 qui marque sa vie et son œuvre : Jâmi tombe amoureux d’un jeune homme qu’il perçoit comme « une manifestation de la grâce et de la beauté ». Cette attraction est si forte que pour ne pas y succomber, il décide de partir s’installer à Samarcande. Il expérimente ainsi les tourments de la séparation et la souffrance d’un amour impossible à vivre dans le contexte religieux de cette époque.

 

LA TRADUCTION

Le souffle poétique de Leili Anvar offre à l’oeuvre de Jâmi, jusqu’alors connue en français par la traduction incomplète d’Antoine-Léonard Chézy datée de 1807, une nouvelle vie. Au-delà de sa rigueur et de toutes ses connaissances, le talent et la sensibilité de Leili Anvar révèlent au lecteur toute l’âme et la saveur de la poésie.

Sa traduction en prose est cadencée en pair. Le genre poétique de Leyli et Majnûn s’appuie en effet sur l’unité de base de la poésie persane, à savoir le beyt, métriquement et visuellement divisé en deux parties distinctes et inséparables et permettant d’exprimer toute la gamme des sentiments et des idées, dans un registre tour à tour épique, lyrique, satirique ou mystique. Les mots choisis par Leili Anvar nous font vivre intensément cet amour impossible qui élève l’âme et l’esprit : les errances de Majnûn dans le désert, sa retraite auprès des animaux sauvages, la peine de ces amoureux séparés, le bonheur de deux êtres qui volent quelques heures à la nuit pour se retrouver, les aubes naissantes, les nuits étoilées, les mots perlés, les larmes de sang.

Leili Anvar revient dans « Traduire l’amour » sur son expérience de traduction, qui l’a occupée entièrement durant quatre années passionnées.

« Le traducteur doit se mettre à l’écoute, entrer dans l’imaginaire d’un autre, se laisser posséder par le poète. Puis revenir de ce corps à corps, fécondé de mots et d’images.
C’est son privilège.
Et mettre au monde un nouveau texte dans une autre langue. Plonger en soi afin de trouver les mots, les tournures, les images qui rendent compte de ses découvertes, de son vertige, de ses délices. Réécrire, recréer.
Chercher et travailler ; travailler et chercher encore. Un peu, beaucoup, passionnément.
Devenir poète à son tour. Du moins essayer. […]
Ce qui compte, c’est le chemin, c’est ce travail qui vous transforme,
c’est la quête de la beauté qui est aussi quête du Vrai.
Ce qui compte, c’est d’explorer toutes les possibilités de la forme, oublier tout l’acquis, lâcher prise et alors quelque chose advient, une mémoire affleure, un murmure s’installe qui est musique et qui prend corps dans l’écriture, dans la sonorité des mots, les combinaisons syntaxiques et la transposition des images. »

 

En fin de volume, des notes et un glossaire complètent la lecture et permettent de saisir la polysémie des termes, la signification des métaphores persanes et les références tant géographiques qu’historiques.

 

L'ICONOGRAPHIE

Miniatures d'Orient

À partir du XIIIe siècle, s’épanouit, dans les cours royales et princières de culture persane, un art du livre enluminé et illustré. Il se nourrit d’une tradition poétique qui, dès le XIe siècle, imposa le persan comme langue littéraire, mystique et scientifique majeure, de l’Iran à l’Inde du Nord. L’épopée du Livre des rois de Ferdowsi, les romans poétiques de Nezâmi furent les plus régulièrement copiés. Créés dans des ateliers urbains, de Tabriz à Hérat, de Chiraz à Ispahan, ces somptueux manuscrits inspirent, dès le XVIe siècle, d’autres arts du livre : dans l’Istanbul ottomane, l’Asie centrale ouzbèke, l’Inde moghole. Le XVIe siècle voit se diversifier les arts picturaux, avec la floraison d’albums, anthologies de calligraphies et de peintures, et des portraits ou des scènes de genre, peints ou dessinés sur des feuilles isolées.

Une légende abondamment illustrée

C’est dans cette dynamique artistique fleurissante que la légende de Leyli et Majnûn a été illustrée d’un bout à l’autre de l’Orient, d’Iran en Afghanistan, en passant par l’Irak, l’Ouzbékistan, le monde ottoman, la Turquie, sans oublier l’Inde avec ses écoles mogholes et du Deccan.

Le poème de Jâmi, qui est l’une des plus récentes interprétations du mythe, a été moins illustré que d’autres versions persanes plus anciennes. Néanmoins, de splendides manuscrits du XIVe au XIXe siècle, reproduisant le texte de Jâmi, mais aussi ceux de Nezâmi, de Fuzuli, de Hatefi, de Ferdowsi, d’Amir Khosrow Dehlavi ou encore de Sa’di, nous ont livré leurs trésors. Ces illustrations directes nous ont permis de mettre en image le texte.

Les épisodes du poème qui n’ont pas été illustrés par les peintres des cours persanes, mogholes ou ottomanes, nous sont apparus comme des espaces de liberté et de créativité. Tout en respectant fidèlement les symboles qu’elles représentent, nous avons associé au texte des illustrations provenant de manuscrits royaux pour la plupart, d’autres récits éclairant et amplifiant ainsi merveilleusement le sens du poème de Jâmi. Les campements nomades, la vastitude du désert, la luxuriance de la végétation, les dames de beauté accompagnent le lecteur dans son voyage poétique.

Ainsi la lecture est-elle rythmée par les aubes éclatantes et les nuits profondes, la vision des amoureux enlacés au pied de cyprès autour desquels s’enroulent des grappes de fleurs, le spectacle de gazelles bondissantes, les feuilles cuivrées des arbres qui, en automne, tombent de la branche comme les hommes quittent la vie.

Dans cet univers à la fois lumineux et tragique, l’amour se manifeste à chaque page. On s’abandonne, tel Majnûn, à la brûlure de l’amour. On se nourrit, avec Leyli, des images qui disent l’amour.

 À travers l’immense richesse iconographique de toutes les écoles de peinture, le lecteur perçoit les inspirations multiples qui ont façonné la miniature persane depuis les influences chinoises introduites lors des invasions mongoles. D’Istanbul à Hérat et jusqu’à Delhi, les styles évoluent, se croisent, et les œuvres révèlent toujours l’influence réelle qu’exerce l’histoire de Leyli et Majnûn sur leurs auteurs, de la Perse à l’Inde.

L’apport de deux éminents spécialistes

Le choix des œuvres présentées s’est effectué sous le regard rigoureux de Patrick Ringgenberg et d’Amina Taha-Hussein Okada : ils ont veillé à la justesse des allégories et à la qualité de la facture des œuvres sélectionnées. Ils signent des commentaires, chacun dans son domaine : peintures persanes et ottomanes pour Patrick Ringgenberg, mogholes et indiennes pour Amina Taha-Hussein Okada. Ils aiguisent notre regard et développent nos connaissances en dévoilant les significations au-delà de ce que l’on peut voir.

Ces miniatures et leurs commentaires offrent au poème une dimension plus vaste encore, ouvrent le regard à d’autres perceptions, orientent la pensée vers d’autres formes de compréhension, introduisent des nuances, éclairent et contextualisent le récit. Les textes et les images sont intimement liés. « Chez les poètes et mystiques, l’image est volontiers conçue comme une réflexion de l’Invisible dans le miroir du cœur », écrit Patrick Ringgenberg dans son introduction.

 

LES SPECIALISTES

Leili Anvar

Leili Anvar est normalienne, agrégée et docteur en littérature. De père iranien et de mère française, elle est maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et collabore aux travaux et séminaires de l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman.

Traductrice, spécialiste de la littérature mystique et de l’écriture féminine, elle a travaillé notamment sur la littérature amoureuse et ses développements spirituels, ainsi que sur l’importance de la voix des femmes dans l’Iran et l’Afghanistan actuels.

Elle a participé et publié de nombreux articles et ouvrages, parmi lesquels : Malek Jân Ne’mati : La vie n’est pas courte mais le temps est compté (biographie d’une poétesse mystique kurde contemporaine, suivie d’une anthologie, Éditions Diane de Selliers, 2007), Orient, Mille ans de poésie et de peinture (anthologie de poèmes arabes, persans et turcs, Éditions Diane de Selliers, 2004), et La Religion de l’Amour de Rûmî (Seuil, 2011).

Elle a enfin et surtout traduit en français versifié le Manṭeq al-ṭayr, chef-d'œuvre mystique du poète persan ’Attâr, sous le titre Le Cantique des Oiseaux de Farîd od-dîn ‘Attar illustré par la peinture en Islam d’orient publié en 2012 aux Éditions Diane de Selliers.

 
Patrick Ringgenberg

Patrick Ringgenberg, historien de l’art et des religions, spécialiste de miniatures persanes, chercheur associé à l’Université de Lausanne, vit entre sa Suisse natale et Téhéran, en Iran.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine de l’histoire de l’art et des religions. Il a notamment publié La peinture persane, ou la vision paradisiaque (Les Deux oOcéans, 2006), L’univers symbolique des arts islamiques (L’harmattan, 2009), ou encore le Guide culturel de l’Iran (Rowzaneh publication, 2006).

 
Amina Taha-Hussein Okada

Amina Taha-Hussein Okada est historienne de l’art. Passionnée par l’Asie et par les langues orientales, elle s’intéresse à la Chine, avant de se tourner vers le Japon, dont elle traduit quelques grands auteurs, puis vers l’Inde, dont elle souhaite apprendre l’une des langues : elle choisit le sanscrit.

Reçue au concours des conservateurs du patrimoine, elle prend en charge la section des arts de l’Inde au musée national des arts asiatiques – Guimet, ou elle mène toute sa carrière. Elle y est aujourd’hui conservateur général.

Elle a écrit de nombreux articles dans la presse spécialisée et grand public, ainsi que de nombreux ouvrages consacrés à l’art et à la civilisation de l’Inde. Elle a notamment dirigé l’édition du Ramayana de Valmiki illustré par les miniatures indiennes du XVIe au XIXe siècle paru aux Éditions Diane de Selliers. Son travail pour cet ouvrage a été récompensé par le prix Hirayama, décerné par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Elle a été également la directrice scientifique, auteur de l’introduction et des commentaires iconographiques de notre livre La Bhagavadgita illustrée par la peinture indienne en 2016.

Plus d’information
ISBN 9782364371200
Nombre de pages 432
Volume(s) 1
Hauteur (en cm) 24,5
Largeur (en cm) 33
Année de publication 2021
Format Relié, sous coffret
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